L’HISTOIRE

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.”
Mark Twain

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L’Alaska a nourri l’imaginaire des amoureux d’aventure depuis toujours. A cheval sur le cercle polaire arctique, il est l’état le plus sauvage et le plus reculé des Etats Unis. Ce n’est pas tant les montagnes, les lacs scintillants ou les innombrables glaciers qui attirent l’aventurier vers l’Alaska mais avant tout la magie du territoire; une force irrésistible qui attire les voyageurs vers le nord. Aucun autre pays ne possède cette force mystique qui attire le voyageur en recherche d’aventure et de nature sauvage.
Son titre évocateur de « Dernière frontière » est aussi vrai aujourd’hui qu’il ne l’était du temps de la ruée vers l’or du Klondike
en 1898.

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L‘objectif de l’équipe est de traverser la Brooks Range dans le Nord de l’Alaska de son extrémité Nord jusqu’aux plaines du Sud en autonomie complète. Un périple de près de 500 km au beau milieu d’une nature pure et indomptée. Pour se déplacer, les aventuriers utiliseront des rafts qui leur permettront de descendre les deux rivières qui les mèneront d’un bout à l’autre de la chaîne de montagnes. Le hic c’est que, entre ces deux vallées, il y a un col de montagne qu’il faudra franchir en parcourant près de 100 km à pied. Arthur est paraplégique, mais il a décidé qu’il réaliserait cette ascension sans assistance, à l’aide de ses béquilles. C’est son challenge mais aussi celui des autres membres de l’équipe qui seront là pour le soutenir. En fait, l’objectif est bien plus que de conquérir une chaîne de montagnes, il est humain avant tout. En Alaska, Arthur, mais aussi chacun des équipiers apprendra à surmonter ses peurs, à reconnaître ses limites et à les repousser; à vivre en groupe aussi et à se battre pour un objectif commun.

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Le film est organisé autour d’une ligne du temps classique commençant au décollage et terminant à l’arrivée de l’équipe à Allakaket, entrecoupée d’éléments supplémentaires de l’histoire l’accident d’Arthur, le témoignage de ses parents, de sa kiné, les portraits des différents personnages, l’entraînement…  qui seront intégrés au long du voyage sous forme de flashbacks, de témoignages ou autre.
Un des premiers thèmes abordés dans le film sera l’esprit de l’aventure. On tentera de répondre à la question « Ça sert à quoi de faire ça ? ». Pourquoi partons-nous vers l’inconnu vivre des aventures dans des endroits inhospitaliers ?
Pourquoi va-t-on volontairement vers la souffrance et l’insécurité ? Au cours du film, nous souhaitons emporter le spectateur dans l’aventure. Lui faire vivre ce que les membres de l’expédition vivent et ressentent. L’inquiétude face aux rapides de la John River,
la peur perpétuelle de tomber nez à nez avec un ours, la présence constante et horripilante des moustiques… On transmettra aussi toutes les belles choses et les joies de l’aventure.

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Arthur et sa montagne : le concept de « montagne » est ici utilisé au sens figuratif comme au sens premier. Dans cette expédition, Arthur a deux montagnes à gravir. Celle de son handicap bien sûr, mais aussi une montagne bien réelle.
On exposera son handicap avec délicatesse mais aussi de manière vraie et sans artifice, comme il le souhaite. Les circonstances de son accident seront évoquées ainsi que tous les ressentis qui ont suivi la tragédie. Sa famille, ses amis et lui-même évoqueront le sujet. L’importance du support de sa famille, de ses proches et du personnel médical sera abordée.
On comprendra progressivement qu’Arthur n’est pas une personne ordinaire, que la force qui l’habite est hors norme, impressionnante et contagieuse.
Pourquoi vouloir traverser une chaîne de montagnes alors qu’on n’a pas l’usage de ses jambes ? Pourquoi Arthur ne s’adonnerait-il pas plutôt à des activités que sa condition lui permet de faire ? N’est-ce pas juste se compliquer la vie ? Oui mais, et si la vie devenait justement intéressante quand elle est en déséquilibre ? Et si les obstacles qui sont -ou que nous mettons- sur notre chemin étaient justement ce qui rend la vie colorée ? Nous tenterons de répondre à toutes ces questions en suivant Arthur et ses amis dans la création et ensuite dans la poursuite de leur rêve. On vivra l’échafaudage du projet, depuis la rencontre de Dominique et d’Arthur jusqu’au départ pour l’Alaska, en passant par la création de l’équipe et l’entraînement. Une fois que l’on s’est fixé un objectif,
c’est le travail acharné et lui seul qui permettra à cet objectif de devenir réalité.

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Le risque qu’Arthur prend en s’attaquant à cette montagne n’est pas seulement celui de l’abandon, c’est aussi le risque de se blesser. Ce n’est donc pas uniquement de courage qu’Arthur aura besoin mais aussi de sagesse et de précaution. Il se peut bien que le sommet de sa montagne ne soit pas l’accomplissement de son rêve mais l’apprentissage de ses limites dans l’échec et la capacité d’abandonner. L’abandon, pour lui, sera de se faire porter par ses amis jusqu’au sommet de la montagne.
Mais même de la sorte, ils l’atteindront, ce sommet.

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